« El ecuatañol » de Iván Carrasco, physionomie du migrant équatorien en Espagne : à la frontière du néant identitaire?

Caroline Labatut

Résumé


La construction de l’identité nationale équatorienne trouve pour reflet, plus ou moins fidèle, sa littérature. Elle est le creuset de la représentation de l’équatorianité, de cet être collectif équatorien. Quel est-il deux cents ans après que, le 10 août 1809, se soient ouvertes « Las Rutas de la Libertad » ? Pérennisant une problématique quête identitaire, Iván Carrasco, avec sa nouvelle "El ecuatañol", dépeint la naissance d’un nouveau type identitaire, hybride, inscrit de fait dans la complexité de l’équatorianité.
Etre équatorien aujourd’hui et immigrer en Espagne constitue le révélateur d’une identité équatorienne frontière par antonomase : partagée en contact et rupture. De surcroît, lorsque «el ecuatañol » de Iván Carrasco en est réduit à n’exister qu’à l’instar des statues vivantes des Ramblas barcelonaises, il est possible de voir, derrière la fantasque anecdote littéraire, une métaphore de la réalité des migrants. Celle-ci évoque, davantage que la marge ou la frontière, le néant identitaire.

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