L'Aya-Huma n’est pas qu’une figure du patrimoine

Ana Gendron

Résumé


Le mouvement indigéniste, né au début du 20e siècle dans la région andine, a trouvé un nouveau souffle dans les années soixante. Dès l'origine de ce mouvement, la question de la rupture avec la culture traditionnelle ou au contraire de la préservation de cette culture a été au cœur d'un débat que semble avoir tranché la Constitution adoptée par l'Équateur en 1998. Cette Constitution, dont les dispositions ont été confirmées et élargies par une nouvelle Constitution adoptée en 2008, reconnaît « les droits collectifs des peuples et nations indigènes » et fixe un objectif de développement des communautés sur la base des « savoirs ancestraux». Mais quels sont les mécanismes à l’œuvre dans cette perspective ? L’étude des relations entre la parole mythique, les rituels et les pratiques sociales d’une communauté andine du nord de l'Équateur permet d'éclairer les processus de conservation et d’adaptation au changement qui pourraient s'avérer déterminants pour le développement.

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