« Mientras llega el día » (1990) de Juan Valdano : vers un nouvel ordre social pour l’Équateur ou l’avènement du nouveau métis, archétype de l’équatorianité

Nicole Fourtané

Résumé


Mientras llega el día (1990), roman historique de Juan Valdano, recrée un épisode du premier mouvement indépendantiste de 1810 en centrant son action sur les neuf jours qui ont précédé la tentative de libération des conjurés emprisonnés. Contrairement à la réalité historique, les métis sont les acteurs principaux de ce premier élan émancipateur qui jette les bases d’un nouvel ordre social pour l’Équateur. La réélaboration de ces journées se double du conflit intérieur du protagoniste, Pedro Matías Ampudia, qui, au cours de l’intrigue, tente de surmonter les contradictions entre son double héritage autochtone et occidental pour devenir un homme nouveau, libre, archétype de l’équatorianité. L’appréhension humaniste occidentale de la liberté et de la justice et la perception indigène du monde et de l’histoire se réconcilient dans cette approche de la question. Nous nous intéressons à la structure du roman, image de la geste émancipatrice ; au peuple, artisan des événements, en particulier, à Candelaria et à l’Indien Julián ; à Pedro Matías, archétype du nouveau métis, pierre angulaire du nouvel ordre social.

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